Groupe de lecture –

Nouveau – Saison 2017 – 2018

Nous vous proposons trois rencontres à l’Association Jardin Couvert de 20h à 22 h pour échanger autour d’un livre.
Notre première soirée se déroulera en novembre (date à préciser)

Livre retenu pour le premier trimestre 2017-2018

« La puissance de la joie »

de Frédéric Lenoir – Paru le 24 octobre 2015 ed fayard

groupe lecture

Peu importe si vous ne l’avez pas lu, cela vous donnera peut-être envie et d’autres se feront une joie de partager leurs points de vue et ressentis suite à leur lecture.
N’hésitez pas à faire connaître ces soirées à vos amis (es)

N’hésitez pas à nous proposer des titres de livres et si vous avez des préférences pour ces trois soirées n’hésitez pas à nous en informer.

Nous attendons vos propositions de livres pour nos prochaines rencontres.

1 ) La puissance de la joie de Frédéric Lenoir

la joie« Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ?

Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. La joie ne se décrète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ?
J’aimerais proposer ici une voie d’accomplissement de soi fondée sur la puissance de la joie. Une voie de libération et d’amour, aux antipodes du bonheur factice proposé par notre culture narcissique et consumériste, mais différente aussi des sagesses qui visent à l’ataraxie, c’est-à-dire à l’absence de souffrance et de trouble.
Pour ma part, je préfère une sagesse de la joie, qui assume toutes les peines de l’existence. Qui les embrasse pour mieux les transfigurer. Sur les pas de Tchouang-tseu, de Jésus, de Spinoza et de Nietzsche, une sagesse fondée sur la puissance du désir et sur un consentement à la vie, à toute la vie…

…Pour trouver ou retrouver la joie parfaite, qui n’est autre que la joie de vivre. »


Quelques propositions :

2) La vie intense – une obsession de l’homme moderne

Au XVIIIe siècle, un nouveau fluide fascine le monde : l’électricité. L’intensité devient un idéal ordinaire povie intenseur l’homme et un concept savant de philosophie, de la puissance nietzschéenne au vitalisme de Deleuze, de l’excitation nerveuse des libertins à l’adrénaline du désir, de la performance et des sports extrêmes…L’intensité est une puissance qui organise le monde et vivre le plus fort possible représente la valeur suprême de l’existence. Un idéal contemporain séduisant mais aussi un piège, qui produit peut-être le contraire de ce qu’il promet. Tristan Garcia bâtit une magnifique philosophie éthique de l’intensité

3) La révolution transhumaniste de Luc Ferry

 

transhumanisteDepuis des décennies, les philosophes s’interrogent sur les conséquences sociales et culturelles des progrès incessants du génie génétique, qui va bientôt permettre d’augmenter la durée de la vie humaine, d’éradiquer les maladies héréditaires ou encore de sélectionner, dès le stade de l’embryon, des caractéristiques jugées désirables (yeux bleus ? QI élevé ? Haute stature ? Endurance ? Tempérament de chef ? Talent de danseur ?). Dans ce cadre, ils étudient l’émergence, aux Etats-Unis, d’un puissant mouvement scientifique et philosophique, le « transhumanisme », qui milite pour l’amélioration illimitée des facultés physiques et intellectuelles des humains par tous les moyens, génétiques, chimiques, mécaniques, informatiques – une « techno-médecine » qui s’adresserait aux gens bien portants. Dans sa forme ultime, le transhumanisme va jusqu’à préconiser la fusion physique entre les humains et les futurs réseaux d’ordinateurs dotés d’intelligence artificielle.

4) Ce que l’argent ne pourrait acheter de Michael J Sandel
Les limites morales du marché

Nous savons bien que l’argent ne saurait tout acheter. Et pourtant, la marchandisation des biens et des valeurs progresse sans cesse. Mais c’est en Amérique que cela se passe, pensons-nous. Là-bas, les écoles en sont à payer les enfants s’ils ont de bonnes notes ; les entreprises paient les travailleurs qui font des efforts pour améliorer leur santé… l'argentSerions-nous à l’abri de ces dérives ?

Nous sommes en réalité déjà contaminés. Il est mal de vendre le droit de faire du tort aux autres. Pourquoi alors acceptons-nous l’une des mesures phares sur le changement climatique, à savoir le marché des droits à polluer, qui permet à certains d’aller au-delà de leur permis d’émission en payant ceux qui se restreignent davantage ?

Nous ne confondons pas l’amour vénal et l’amour tout court. Pourquoi alors acceptons-nous que l’INSEE inclue dans la richesse nationale le temps que les parents passent à s’occuper des enfants au tarif de la baby-sitter ?

5) Les nouvelles solitudes

Dans toutes les sociétés développées, la montée de la solitude est devenue un phénomène social majeur. Alors que les interactions entre individus sont permanentes, voire envahissantes, de nombreuses personnes éprouvent un sentiment douloureux d’isolement. Et, en même temps, beaucoup d’autres font le choix de vivre seules. Dans ce livre riche de nonouvelles solitudesmbreux cas issus de son expérience clinique, la psychanalyste Marie-France Hirigoyen montre que cette réalité est le fruit d’une mutation profonde des rapports hommes/femmes, encore inaboutie.
Si les femmes ont enfin obtenu une autonomie nouvelle, dans le travail comme dans la sexualité, cette indépendance n’a pas été encore pleinement intégrée dans les mentalités. D’où une crise des rôles masculins et féminins et une précarisation des liens intimes : un mariage sur deux se termine par une rupture, surtout à l’initiative des femmes. On constate un durcissement des relations dans le couple, reflet aussi du durcissement du monde du travail. Et le surinvestissement dans la relation amoureuse s’accompagne d’une pratique croissante du « couple en CDD ».
Les périodes de solitude et d’abstinence sexuelle, souvent durables, conduisent à un recours accru aux sites de rencontres sur Internet ou aux « nouvelles thérapies », qui se révèlent le plus souvent illusoires. Alors que, explique Marie-France Hirigoyen, la solitude peut apporter énergie et inspiration : à tout âge, la solitude choisie, tout en restant disponible à l’autre, est une source de plénitude, un moyen de sortir de la superficialité d’une société dominée par le narcissisme et le culte de la performance.

6) Les quatre visages du temps

 Face au temps, les questions affluent.
Qu’avons-nous comme points de repère : les méthodes de gestion du temps ? la philosophie ? la spiritualité ? la sagesse ?
4 visagesPour vous aider à mieux cerner le mystère du temps et appréhender les problèmes qu’il nous pose, ce livre fait appel à 4 amis, représentant chacun l’une de ses facettes : sa nature (Fati), sa gestion (François), le « temps de notre époque » (Kasper) et la sagesse du temps (Sophie).
Tout au long d’une année, leurs aventures et leurs discussions – avec exercices, pauses vidéos, chansons et surtout de précieuses notes de synthèse – vous offrent des points de repères qui vous permettront de découvrir quelles ressources personnelles mettre en oeuvre pour vivre une relation au temps efficace, sereine et riche de sens.

7) Thérapie existentielle d’Irvin Yalom

thérapie existencielleDans l’histoire de l’humanité, l’homme s’est toujours battu pour sa liberté. Pourtant, la liberté fait peur. Elle nous rend responsables de notre projet de vie, de nos choix et de nos actes. Il arrive qu’alors nous ayons l’impression que le sol se dérobe sous nos pieds. Et, si nous devons mourir, si nous constituons notre propre monde, si chacun de nous est seul dans un univers indifférent, quel sens a la vie ? pourquoi vivons-nous ? comment vivre ?

 

 

8) Comment survivre à sa propre famille

Mony Elkaïm, Caroline Glorion

survivreQui ne s’est pas senti piégé, à un moment ou à un autre, à l’intérieur de sa propre famille ? Qui n’a eu l’impression d’être écrasé par une réalité sur laquelle il n’avait pas de prise ? Cet ouvrage éclaire d’une lumière nouvelle ces situations, que nous connaissons tous – mon fils refuse d’étudier ; je n’arrive ni à changer mon couple ni à partir ; dois-je révéler un secret qui me pèse ? et si c’est le cas, comment ? Ce n’est pas la réalité en tant que telle qui nous piège, mais une représentation de cette réalité, qui s’est construite au cours des années et des événements. Chacun joue son rôle à lui dans ce scénario familial : si je parviens à modifier mon propre rôle, peut-être pourrais-je changer l’ensemble de la pièce… Mais comment parvenir à ce changement ?